Voici un constat un peu inquiétant sur les habitudes de déplacement des enfants :
En 1971, 80 % des élèves canadiens de sept ou huit ans marchaient pour aller à l’école. Presque 30 ans plus tard, seulement 40 % des élèves de neuf ans se déplacent à pied vers l’école.
Étalement urbain, dépendance plus grande à l’égard de l’automobile, sécurité dans les quartiers… Voilà autant de facteurs qui font en sorte que les jeunes Québécois marchent de moins en moins pour se rendre à l’école. [...]
Outre les bienfaits pour la santé, la marche vers l’école est aussi bonne pour l’environnement, soulignent les chercheurs. L’accompagnement à l’école en voiture constitue une charge importante pour les parents, en plus d’exposer l’enfant au stress du conducteur et d’alimenter la congestion aux abords des écoles, font-ils valoir.
Source : Johanne Roy, Journal de Québec, 31 août 2010
C’est à cette situation que sont confrontés quotidiennement nos collègues responsables du programme Mon école à pied, à vélo! (initié par Vélo Québec et qu’Accès transports viables met en œuvre dans les régions de Québec et de Chaudière-Appalaches). Selon Sébastien St-Onge, chargé de projet :

Des écoliers marchant dans le cadre du projet Mon école à pied, à vélo!
La pratique des transports actifs chez les enfants du primaire est indéniablement à la baisse depuis plusieurs années. Des raisons organisationnelles, comme l’horaire chargé des parents, sont souvent invoquées pour expliquer cette perte d’exercice physique. Mais l’étude de l’INSPQ ciblée par cet article soulève un lien causal, maintenant reconnu de tous, entre la forme urbaine et la perte d’activité physique. Pour prendre uniquement le cas de la connectivité du réseau viaire, une trame urbaine non perméable est un frein réel à la pratique des transports actifs. Quand la distance entre un point A à un point B est courte à vole d’oiseau (domicile, école), mais que le parcourt à prendre en suivant les rues beaucoup est plus long, il est évident que le transport en voiture devient malheureusement plus attrayant.
C’est pourquoi ce programme vise, entre autres choses, à améliorer l’aménagement des rues en fonction de la sécurité des déplacements actifs. Tout ça en collaboration avec les municipalités et les directions des écoles.