Le transport en commun est un investissement. Il apporte des retombées positives en terme économique, social et environnemental. Le tramway est le mode de transport lourd le plus adapté à l’échelle de Québec. Vrai. À condition que ce soit bien fait.
Le choix de M. Labeaume d’implanter un tramway dans l’axe Charest est nouveau. Le projet comporte des éléments intéressants et beaucoup de zones d’ombre. Quel achalandage permettra-t-il d’attirer? À quel coût? Correspond-il aux besoins de la population? Est-ce le meilleur corridor?
Pour connaître les bénéfices d’un projet, il faut le comparer. Sans comparaison, une étude de faisabilité ne sera qu’un exercice de vente. Pense-t-on sérieusement pouvoir aller chercher 1,5 milliard de fonds publics avec des études partielles? Il faudra les refaire de toute manière lorsque le BAPE posera la question de la pertinence du tracé. Et combien coûtera cette étude de faisabilité inutilisable?
En décembre dernier, monsieur Labeaume tenait ces propos cités dans le Soleil «Faire des mauvais choix, c’est facile. Si vous décidez de construire un train léger sur rail et que vous vous apercevez au bout de trois ans qu’il est à la mauvaise place, au prix que ça coûte, c’est pas drôle». Comment savoir si nous faisons le bon choix alors que nous refusons d’examiner d’autres possibilités? Où est passée cette sagesse élémentaire?
Pour que le transport collectif aille de l’avant, il faudra des projets solides basés sur des études complètes, d’autant que la région est bien pourvue de détracteurs du transport en commun qui disposent de tribunes importantes. Un projet bâclé est le meilleur gage d’immobilisme pour la région, ce que personne ne souhaite.
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