Plusieurs piétons et cyclistes se plaignent que l’autorisation du virage à droite au feu rouge rend les déplacements actifs moins sécuritaires. Beaucoup d’automobilistes n’observeraient pas les règles de base et ne respecteraient pas suffisamment les piétons et cyclistes. Cette impression semble confirmée par les statistiques du ministère des Transports du Québec qui observe une croissance des accidents aux carrefours où cette manoeuvre est autorisée. Le virage à droite sur le feu rouge est théoriquement bon pour assurer la fluidité automobile. Est-ce un prétexte suffisant pour mettre en péril la sécurité des gens? Poser la question, c’est y répondre. Notons que ce sont les municipalités qui décident des endroits où le virage sur feu rouge est permis. La Ville de Québec a donc le pouvoir de rendre la pratique des transports actifs plus sécuritaire et attrayante en limitant le plus possible le virage à droite au feu rouge, surtout dans les secteurs sensibles.
À lire, cet article du journal de Québec qui fait état des inquiétudes du ministère des Transports
Virage à droite aux feux rouges Des chiffres peu rassurants
Le nombre d’accidents survenus aux intersections où le virage à droite au feu rouge est permis a bondi de 46 % en cinq ans. Au cours de la même période, les accidents avec blessés y ont connu une progression de 61 %, ce qui inquiète grandement le ministère des Transports.
Des données obtenues par Le Journal de Montréal que le nombre d’accidents où les virages à droite au feu rouge sont autorisés est passé de 270, en 2003-2004, à 393, en 2007-2008.

Virage à droite au feu rouge, photo tirée de l'article
Le nombre d’accidents avec blessés est quant à lui passé de 59, durant la première année d’implantation de ce type de virage, à 95, l’an dernier.
En tout, pas moins de 1 620 accrochages ont été répertoriés, depuis cinq ans, à des carrefours routiers où les virages à droite au feu rouge sont permis.
Ces données sont « très inquiétantes », estime l’expert en sécurité routière Robert Poëti.
« Il y a plusieurs automobilistes qui ne font pas l’arrêt obligatoire aux intersections où le virage à droite est permis », constate-t-il.
La suite…
Source: Sébastien Ménard, Journal de Québec, 2 juillet 2009