A Québec, les problèmes de recrutement de main d’œuvre ne manquent pas pour les employeurs situés en dehors des quartiers centraux desservis par les autobus express et les Métrobus. Il est en effet difficile pour eux d’attirer de nouveaux travailleurs jeunes, dynamiques et qui n’ont pas toujours les moyens ni l’envie de se déplacer en automobile. Le Parc Technologique du Québec métropolitain en est un bon exemple: coincé entre les autoroutes Robert-Bourassa, Charest, Henri IV et la voie ferrée, les cyclistes font face à un véritable casse-tête pour se rendre au travail, et ce dans des conditions de sécurité plus que problématiques. Quant aux utilisateurs de l’autobus, ils doivent s’accommoder du service limité du RTC dans le secteur en raison justement… de la localisation excentrée du Parc.

La desserte efficace de la colline parlementaire permet aux travailleurs de troquer facilement la voiture pour le transport collectif, ce qui n'est souvent pas le cas pour les parcs industriels.
Tout comme le Parc Technologique, de nombreuses entreprises font désormais appel à un Centre de gestion des déplacements (CGD) pour trouver des solutions à leurs problèmes d’accessibilité ou de stationnements saturés. Pour certaines entreprises, il s’agit même de répondre à une politique de développement durable qu’elles s’imposent volontairement. Les ministères ont pour leur part l’obligation de réduire les émissions de gaz à effet de serre engendrées par leurs employés lors de leurs trajets domicile-travail. L’enjeu est d’autant plus important qu’un employé qui n’utilise pas son automobile arrive au travail moins stressé et donc plus productif.

Mobili.T est un Centre de gestion des déplacements (CGD) implanté dans la région métropolitaine de Québec
Les solutions sont nombreuses pour encourager les travailleurs à utiliser les transports collectifs et actifs : campagnes de sensibilisation, mesures financières, stationnements réservés aux covoitureurs, retour garanti à domicile en cas d’urgence, etc. Malgré tout, un CGD n’a pas le pouvoir de résoudre des problèmes comme la saturation des autobus aux heures de pointe ou l’absence de voies cyclables sécuritaires qui freinent grandement le transfert des automobilistes vers les transports collectifs et actifs.
Afin d’aider les employeurs à recruter une main d’œuvre dynamique et rester compétitifs, il est aujourd’hui plus que nécessaire pour la Ville de Québec de passer à l’action.
Marion Vincens,
Chargée de projets chez Mobili.T, le Centre de gestion des déplacements du Québec métropolitain
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