Dans son plan stratégique déposé cet été, la société d’État vise le secteur du transport. On notera au passage que au-delà de la voiture électrique, Hydro-Québec envisage aussi d’investir en transport collectif. Des projets sont déjà ciblés: une étude sur les trolleybus à Laval, des projets d’électrification des trains de banlieue de la région de Montréal et une contribution éventuelle aux études sur le tramway de Montréal.
Le transport collectif est probablement la branche des transports la plus intéressante pour l’électrification, loin devant la voiture individuelle. Les technologies électriques pour les systèmes de transport en commun sont éprouvées. Leur utilisation est perfectionnée depuis plus de 100 ans!

Tramway électrique circulant sur la côte de la Fabrique à Québec vers 1900
Les métros, les tramways modernes, les trains et les trolleybus sont alimentés à l’électricité aux quatre coins du monde. L’efficacité de l’électricité dans ces types de véhicules est aussi redoutable. Un métro ou un tramway consomment une fraction de l’énergie d’une automobile par passager transporté.

Groupe de travail sur les transports du mécanisme québécois de concertation sur les changements climatiques, 1999. Même avec trois passagers, une petite voiture de type sous-compacte consomme 1000 kj/personnes-km.
Les moteurs électriques sont plus performants et ont une durée de vie beaucoup plus longue que les moteurs à explosion. De plus, comme les véhicules de transport collectifs ont des parcours fixes et utilisent toujours les mêmes voies, on évite le problème de l’autonomie des batteries qui freine le développement des voitures électriques. L’électrification des principales lignes permet de réduire les coûts et d’augmenter l’efficacité des systèmes alors qu’une voiture électrique coûte plus chère et est moins performante que son équivalent à essence.
L’utilisation de l’électricité dans le transport collectif au Québec représente une belle utilisation de cette richesse locale dans l’optique de réduire la dépendance au pétrole de la province. Le Québec ne produit ni pétrole ni voitures, les dépenses effectuées par les québécois dans le secteur de l’automobile creusent alors le déficit commercial de la province. En 2008, les importations de pétrole ont grimpé à 17 milliards de dollars, soit 13,75 fois la valeur des exportations d’électricité…
La question qui se pose est plutôt avons-nous les moyens de ne pas électrifier les transports collectifs au Québec?
Souhaitons que la région de Québec saisisse l’occasion qui se présente avec cette nouvelle orientation d’Hydro-Québec.
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