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6 novembre 2009 | Urbanisme, Économie

Pour en finir avec le développement axé sur les autoroutes

Le développent de pôles d’activités aux abords des accès aux autoroutes par les municipalités est un obstacle au développement de la mobilité durable et favorise l’usage de la voiture. L’accessibilité de ces zones est garantie par le réseau supérieur provincial qui est alors utilisé pour des déplacements locaux, normalement effectués sur le réseau artériel des villes. Ce type de développement devient avantageux pour les municipalités qui ont alors très peu à investir dans leurs infrastructures routières ou leur transport collectif, les autoroutes relevant du ministère des Transports du Québec. L’afflux de circulation locale généré par ce type de déplacements met toutefois de la pression sur les infrastructures entraînant de la congestion routière.

On peut notamment observer cette situation à Lévis, où le développement rapide de zones commerciales et de pôles institutionnels à proximité de sorties d’autoroutes (principalement sur la route Du Sault et la route du Président Kennedy) combiné à la présence du campus Desjardins entraînent une congestion importante de l’autoroute 20 sur le territoire de Lévis. Certains intervenants de la région réclament actuellement l’élargissement de cette autoroute. Pourtant, cette municipalité n’est toujours pas équipée de circuits d’autobus structurants et ne possède qu’un seul boulevard urbain continu dans l’axe Est-Ouest. Heureusement, la mairesse de Lévis, madame Roy Marinelli, semble écarter pour le moment l’élargissement de la 20 et souhaite améliorer le transport collectif.

En assumant les coûts liés à l’augmentation de la capacité autoroutière induite par un développement local axé sur l’autoroute, le ministère des Transports du Québec subventionne ce type de développement axé sur l’automobile. Le MTQ offre aussi la possibilité aux municipalités de négliger le développement de leur transport collectif, pour lequel elles doivent investir un pourcentage important, tant en terme d’exploitation que de développement. Cette répartition inégale des coûts assumés par le MTQ fait en sorte que les villes favorisent presque systématiquement le développement urbain axé autour de l’automobile.

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