Décidément, le financement du transport en commun revient en force dans l’actualité de la région. La Ville de Lévis réclame au gouvernement du Québec près de 18 millions de $ pour développer son transport collectif et éventuellement éviter une coupure de service. Ce montant compenserait, de manière rétroactive, la répartition jugée inéquitable par madame Roy Marinelli du 30 $ perçu sur l’immatriculation payé par les automobilistes de la Rive-Sud.
Accès transports viables regrette que le financement soit encore un frein à l’amélioration du service de transport collectif pour les habitants de la région métropolitaine de Québec. Il est difficile de trancher qui devrait recevoir le fameux 30 $ puisqu’il doit généralement financer le transport collectif à l’échelle métropolitaine. La STLévis effectue une bonne partie de ses trajets vers la Rive-Nord, elle peut donc prétendre à ces sommes. Toutefois, il est inutile de nuire au RTC pour améliorer la situation de la STLévis!
Voici quelques constats qui découlent de l’analyse de ce dossier par Accès transports viables :
- Les usagers du transport collectif sont en droit d’attendre un service de qualité. Cela implique que la STLévis doit développer son réseau pour combler les lacunes actuelles. Les menaces de coupures sont inacceptables et incompatibles avec les objectifs de la société québécoise en matière de développement durable.
- Le financement gouvernemental ne doit pas être utilisé pour diminuer la contribution municipale au transport collectif, mais plutôt permettre l’amélioration et la modernisation du service. En ce sens, la Ville de Lévis doit maintenir et intensifier ses efforts en matière de transport en commun, comme le réclament les intervenants économiques de la Rive-Sud, puisqu’elle a un certain rattrapage à faire.
- Il est impératif de consacrer de nouvelles sources de revenus dédiées au transport collectif pour permettre leur développement dans la région de Québec et ainsi réduire la pression sur les usagers et les municipalités.
En cette matière, le gouvernement du Québec doit donner le ton puisqu’il dispose des pouvoirs pour débloquer ces leviers financiers. On pense d’emblée à l’indexation de la contribution des automobilistes sur l’immatriculation, qui n’a pas augmenté d’un cent depuis 1992, et à une taxe sur l’essence comme il en existe dans plusieurs villes canadiennes (entre autres à Montréal). D’autres possibilités pourraient être explorées, comme une redevance sur le stationnement, mais demandent une collaboration étroite entre les municipalités et le gouvernement pour permettre d’exploiter de nouveaux champs fiscaux.
Voir aussi cet article précédent publié sur Québec en mouvement
Laisser une réponse