Un article paru dans le Devoir permet de constater que l’approche répressive tentée par la police de Montréal pour diminuer le nombre de piétons blessés ou tués ne donne pas de résultats probants:
“Il y a deux ans, le SPVM avait justifié cette stratégie en faisant valoir que la moitié des piétons décédés n’avaient pas respecté le Code de sécurité routière. Hier, M. Lemieux n’a pas voulu s’aventurer à montrer du doigt qui, de l’automobiliste ou du piéton, était le plus délinquant.
Pour Pascoal Gomes, du Centre d’écologie urbaine, une seule conclusion s’impose: persécuter les piétons est une stratégie vouée à l’échec et le bilan dressé par le SPVM en est la preuve: «Les policiers affirment que la répression fonctionne, mais les faits et leurs chiffres démontrent le contraire, ce qui nous amène à dire que la vraie solution réside dans des aménagements favorables aux piétons.»”
Source: Jeanne Corriveau, Le Devoir, 26 février 2010
Avant de répéter l’erreur de l’approche répressive à Québec, il faut s’attaquer au coeur du problème: l’amélioration des conditions de marche est essentiel pour assurer la sécurité des piétons. Il faut aussi songer à réduire les volumes de circulation automobile dans les secteurs très piétonniers pour réduire les conflits potentiels.
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