Voici un constat un peu inquiétant sur les habitudes de déplacement des enfants : En 1971, 80 % des élèves canadiens de sept ou huit ans marchaient pour aller à l’école. Presque 30 ans plus tard, seulement 40 % des … [+]
Une ville plus verte, plus équitable, plus prospère
À deux semaines du dépôt des conclusions du groupe de travail sur la mobilité durable, une histoire presque banale est rapportée par le Soleil. La rue Bon-Air sera refaite et un seul des deux trottoirs sera conservé. Les explications paraissent louables, le trottoir conservé sera plus large et ce sera moins cher, assure-t-on à la ville. Mais plutôt que les besoins des piétons, ce sont ceux des chenillettes de déneigement qui sont pris en compte!
Le plus inquiétant, c’est que l’élimination d’un trottoir sur deux dans les quartiers résidentiels semble une nouvelle norme afin de permettre des économies sur l’entretien. Et même devant les écoles primaires, comme en témoigne l’élimination récente d’un trottoir sur la 52e rue O. devant l’école la Fourmilière!

Ce trottoir de la 52 rue O. situé devant une école primaire n'existe plus. Il a été éliminé par la Ville récemment afin de permettre des économies.
Ce genre de mesure envoie le message que les piétons ne sont pas prioritaires. S’ils souhaitent se déplacer en sécurité, qu’ils changent de côté de la rue! Cela envoie clairement le signal que la marche est considérée comme un mode de transport secondaire qu’on accommodera si la chaussée est assez large pour les voitures, la vraie priorité. Pourtant, une ville de la mobilité durable doit impérativement rendre ses quartiers conviviaux pour les piétons, pas éliminer les trottoirs pour faire des économies!
Commentaire par D-Max Samson le 27 mai 2010 à 14 h 21
Ce n’est pas la première fois que l’administration Labeaume veut faire des économies au détriment de la sécurité urbaine. L’affaire de la politique de déneigement (2009) en est un bon exemple. Cette administration n’a pas encore comprise que le secret du succès de Québec réside essentiellement dans sa qualité de vie. C’est aussi dans toutes ses sphères d’intervention que la Ville aura un impact, qu’il soit positif ou négatif, sur cette qualité de vie au quotidien.
Commentaire par Jo Dion le 28 mai 2010 à 18 h 18
Il faudrait quelques journalistes qui challengent Perron et sa clique de boni-menteur. La mobilité durable, c’est pour 2031. Aujourd’hui, on peut continuer à faire n’importe quoi, enfin pas n’importe quoi, juste ce qu’on fait depuis 50 ans : des ingénieurs avec des modèles pour des autos qui doivent pouvoir rouler à 70km/h dans des avenues à 50km (boulevard Lebourgneuf). Les trottoirs ??. Pour les trottoirs, l’explication de la largeur ne tient pas. On devrait agrandir les trottoirs pour que 2 piétons puissent marcher côte à côte et en croiser un troisième mais pas à cause de chenillettes fusent-elles de chez Bombardier.
Il semble, en comparant google earth et la carte interactive de la ville de québec que la largeur de l’asphalte a augmenté de 50 à 60 cm. Il manquait combien pour les trottoirs ??
En plus, lorsqu’on regarde l’emprise de la ville (15 mètres), il y a grandement la place pour 2 trottoirs de 2 mètres plus la voirie de 9,5m (je rappelle qu’une voiture standard mesure 1,75m de large miroirs inclus et que les véhicules lourds (3.15 m de large miroirs inclus) se croisent rarement dans de telle rue. Cela fait de l’asphalte en titi. Mais c’est pas grave, ça c’est gratuit l’entretien.
Leurs nouveaux trottoirs, c’est combien ? 1,5m mais je croyais que les chenillettes faisaient 1,75m ?? Je comprends pas.
Juste en passant, si le journaliste avait également regardé l’emprise de la ville sur bon-Air (accessible à tous grâce à la carte interactive) : presque 19 mètres
Pas assez large pour 2 trottoirs ???!!!!!!
Que Perron arrête de nous prendre pour des imbéciles et que les journalistes arrêtent de boire leurs paroles des que c’est un peu technique.
Étant donné l’emprise de la Ville dans ces 2 rues, la vérité semble plutôt que la ville fait clairement le choix de faire des économies sur le dos des piétons et en profite pour élargir des quelques centimètres la rue. C’est toujours cela de gagné.
Mobilité durable ???? Ah oui, c’est pour 2031.
Si les fonctionnaires de la Ville de Québec ne change pas leurs manières de faire, il va peut-être falloir penser à les changer ?
Est-ce que Accès transports viables peux relayer ces questionnements auprès de la Ville et des journalistes. C’est un bon moment. D’actualité comme ils disent.
Jo Dion
PS : la Ville refait Langelier. Il n’y a pas de feux piéton au croissement de St Vallier. Seul passage pour des centaines de piétons qui font le lien entre St Roch et St Sauveur au nord de Charest
PS 2 : La Ville refait le croisement Maire de l’incarnation/Hamel. Pas de feux piéton pour la traverse Nord Sud, côté Ouest. ???
PS 3 : La ville fait encore des pistes cyclables bi-directionelles en Ville alors que tous les guides ne les recommandent pas dans des zones à 50 km/h. En plus c’est côté d’une rue de quartier tellement large que les fonctionnaire du MTQ peuvent s’y garer sans payer leur stationnement. C’est du côté de l’atrium (lebourgneuf).