Voici un constat un peu inquiétant sur les habitudes de déplacement des enfants : En 1971, 80 % des élèves canadiens de sept ou huit ans marchaient pour aller à l’école. Presque 30 ans plus tard, seulement 40 % des … [+]
Une ville plus verte, plus équitable, plus prospère
Le gouvernement québécois annonçait aujourd’hui le lancement d’études pour parachever l’autoroute 19 vers Bois-des-Filions d’ici 2015 au coût minimal de 320 millions de $. L’ajout de deux voies réservées au transport collectif permet de prétendre dans les communiqués qu’il s’agit d’un chantier qui favorise le transport collectif. La question légitime que l’on peut se poser est: s’il s’agit de favoriser le transport collectif, pourquoi ces voies réservées doivent s’accompagner de 4 voies d’autoroute? On ne parle pas ici d’entretenir le réseau routier pour le garder en bon état, mais de l’étendre encore davantage alors que nous peinons à rénover les infrastructures actuelles.
Le Québec s’est doté de cibles ambitieuses de lutte aux GES et souhaite favoriser les transports viables, cependant que des projets d’accroissement de la capacité routière favorisant l’usage de l’automobile sont encore mis de l’avant.
D’une manière générale, pour être cohérent avec les objectifs de mobilité durable de la société québécoise, le Ministère des Transport ne devrait plus investir pour développer son réseau autoroutier, sauf exceptions stratégiques. Un investissement de 320 millions dans des modes de transport collectif pourrait avoir un effet autrement bénéfique et plusieurs projets sont en attente de financement. Pour que la mobilité durable progresse, il faut que les budgets du Ministère des Transports soient répartis en conséquence et que les actions suivent les discours.