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22 juillet 2010 | Modernité

Les correspondances: la suite

Un entrefilet du Soleil, publié sur Cyberpresse aujourd’hui s’intitule Correspondances du RTC: fini les largesses, un titre qui peut porter à confusion. En fait, les correspondances ont toujours été exigées de manière très rigoureuse dans les autobus du RTC (plus que dans certaines sociétés de transport québécoises). Seulement un aspect du règlement était ignoré : une correspondance ne peut être utilisée sur le même parcours. Pourquoi? Probablement parce que cette partie du règlement, maintenant appliquée mécaniquement par le système OPUS, ne colle pas à la réalité de Québec.
Voici un exemple très commun sur le réseau du RTC : plusieurs des parcours les plus achalandés sont desservis par des autobus doubleurs qui n’effectuent pas le trajet au complet. Ainsi, vous pouvez monter à bord d’un Métrobus 800X vers Beauport qui terminera sa course dans le secteur D’Estimauville. Si vous souhaitez aller plus loin vous devrez nécessairement correspondre avec un 800 régulier. L’application rigide du règlement fait que deux billets sont maintenant nécessaires pour un seul voyage! Les usagers qui utilisent des billets doivent maintenant éviter les parcours raccourcis, que font-ils si l’autobus régulier est plein et passe sans s’arrêter?
Il est certain que quelques usagers (une portion minime) utilisaient les correspondances pour poursuivre leur trajet après une course rapide et économiser un billet. Est-ce un usage excessif ou plutôt une certaine forme de flexibilité du service? Pour être attrayant, le transport en commun doit être flexible et avantager la clientèle. Un automobiliste a tout le loisir de s’arrêter acheter une pinte de lait au dépanneur ou porter un enfant à la garderie et poursuivre sa route ensuite sans être pénalisé. Pourquoi pas un usager du transport en commun? L’application rigide du règlement, loin de corriger un problème d’abus, est plutôt liée aux contraintes d’un nouveau système de perception automatique qui ne comprend pas le gros bon sens.
C’est ça mettre un frein aux largesses?
La solution est de le modifier pour qu’en cas de doute, il avantage la clientèle plutôt que de la pénaliser. C’est simple, il suffit de changer le fameux règlement et de rendre un titre valide sur l’ensemble des parcours pour une durée de temps déterminée.

À lire cet autre billet sur les correspondances

6 commentaires en réponse à ce billet

  1. Il ne faut pas oublier qu’une correspondance est conçue pour permettre un trajet unique où il y a nécessité d’emprunter plus d’un parcours. Si on veut rendre la tarification plus flexible, il faut prévoir aussi des sources de financement supplémentaires pour le transporteur.

  2. Pour régler le problème des correspondances entre les trajets réguliers et les trajets “X”, il suffirait au RTC de les encoder comme deux lignes différentes; ce qui permettrait la correspondance.

    Ça ne serait sûrement pas très compliqué à implanter.

  3. Considérant la hausse d’achalandage constante, les prix exorbitants des passes (plus cher qu’à Montréal) ainsi que le fait que cet aspect n’a jamais été appliqué et que ça n’a jamais causé de problèmes économiques, l’argument financier n’est pas valide. Je considère que cette flexibilité faisait partie du gros bon sens et de la liberté accordée aux usagers. Il est absurde de devoir payer deux fois pour un arrêt à quelque part pour faire une course. Je pense qu’étant donné que ça n’a jamais été appliqué, et que ça n’a jamais semblé être un problème, les gens ont beaucoup apprécié pouvoir fonctionner ainsi et il n’y a pas de raison de leur retirer ce droit sous prétexte que c’est technologiquement inapplicable. Beaucoup de compagnies de transport à travers le monde utilisent des titres de carton cirées et des machines avec horodateur; et en général, on peut aller ou on veut, réembarquer autant de fois qu’on veut, dans un délai de deux heures (qui je crois, est suffisant.) Je crois que dans la présente situation les utilisateurs sont privés de quelque chose qui les accommodait et je ne peux, comme tous ceux que je connais, que réagir. Déjà que c’est cher… il faut au moins rester un minimum attractif. Bien d’accord avec l’auteur du billet.

  4. En fait, le billet soulève deux problèmes que j’ai exposé un peu confusément: un d’ordre technique qui concerne la correspondance avec les parcours raccourcis ou “X” et l’autre qui touche la philosophie de la correspondance.
    Le premier semble pouvoir être corrigée en contournant la logique du système OPUS, lorsque tous les billets unitaires y seront encodés.
    Le second point est plus délicat: la correspondance doit-elle seulement permette de compléter un trajet unique pour lequel il est nécessaire d’emprunter plusieurs parcours? Sachant que la tarification peut aussi être un outil de marketing, n’est-il pas plus intéressant de la rendre flexible et avantageuse pour l’usager? Quelle proportion des usagers utilisaient et utiliseraient leur correspondance pour effectuer des déplacements multiples? Rappelons que cette règle des correspondance touche uniquement les utilisateurs de billets unitaires, qui sont loin d’être la majorité des usagers…
    Il est certain qu’il ne faut pas entraîner de perte financière au transporteur, mais en revanche n’y aurait-il pas aussi des gains potentiels en terme d’attractivité? Le laissez-passer général est maintenant “au porteur”, un même titre peut être utilisé par plusieurs personnes (pas en même temps évidemment). Le RTC a présenté cela dans des publicités comme un avantage pour sa clientèle et ne semble pas se plaindre de perte de revenu.
    Je ne crois pas que l’alternative de transformer le titre unitaire en un accès illimité au réseau pour une période de temps donnée, doit être écarté si rapidement.

  5. La question de la correspondance, dans certaines villes est entendue de façon plus large. La seule restriction est qu’on ne peut pas faire de retour sur la même ligne, dans l’autre sens, ce qui est nettement plus logique.

    Un trajet, même avec une course sur le chemin reste un trajet unique. Si le bus veut pouvoir concurrencer l’auto, c’est aussi cette fonction qu’il doit remplir. Je trouve ça drôle que le RTC souhaite offrir un argument contre l’utilisation du bus :
    “ouais mais avec mon char, si j’ai une course à faire sur le chemin, je peux, tandis qu’avec le bus, je paye deux fois”

    Étonnant…

  6. Le concept des correspondances est complètement dépassé…une fois de plus, le RTC se comporte comme une bande de villageois qui sont incapables de gérer le transport en commun d’une ville de 700 00 personnes.

    La meilleure solution serait bel et bien d’implanter un titre de transport valide pour l’ensemble des parcours pour une durée limitée, que ce soit 2 heures, 6 heures, 9 heures ou 24 heures…il manque de diversité dans la tarification!

    C’est décourageant…

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