Le transport en commun est un investissement. Il apporte des retombées positives en terme économique, social et environnemental. Le tramway est le mode de transport lourd le plus adapté à l’échelle de Québec. Vrai. À condition que ce soit bien … [+]
Une ville plus verte, plus équitable, plus prospère
| Doubler, d’ici 2030, la part modale du transport collectif, c’est-à-dire la proportion des déplacements effectués en autobus ou autre moyen de transport en commun, en la faisant passer de 10% à 20%. Il faudrait donc au bas mot doubler l’achalandage actuel du transport en commun, voire plus en raison de l’accroissement de la population et des déplacements par personne. |
Une cible qui nous apparaît audacieuse. Pour l’atteindre, il faudra améliorer le transport en commun sur l’ensemble du territoire et à toute heure du jour, notamment en multipliant les parcours de type Métrobus à plusieurs endroits dans la ville. Le Plan de mobilité durable propose des stratégies de développement du transport en commun :
2030 nous apparaît un cadre temporel acceptable puisque les moyens pour réaliser ces cibles sont assez longs à mettre en place : achat de plusieurs centaines d’autobus, construction de nouveaux garages, construction d’un tramway…
| Un réseau de tramway de 28,6 km, principalement imaginé pour stimuler le développement urbain. Il s’étendrait de la Rive-Sud à D’Estimauville en passant par l’axe de Charest. Une seconde ligne relierait la 41e rue à la colline Parlementaire, avec croisement des deux lignes dans Saint-Roch. |
Une vision d’avenir stimulante, mais il manque beaucoup de données sur le tracé pour être convaincu de sa viabilité, une analyse comparative est essentielle :
| À l’exception de scénarios pour un lien cyclable sur le boulevard René-Lévesque, le Plan de mobilité durable de la Ville ne comporte pas de mesures concrètes pour favoriser la marche ou le vélo. Des principes intéressants sont énoncés, mais aucun moyen de les mettre en œuvre n’est évoqué dans les recommandations |
La mise en œuvre du plan passe par l’implication soutenue des élus, des différents services de la Ville et du ministère des Transports. L’ordre habituel des priorités devrait être inversé, les projets de transport en commun et de transport actifs devront être privilégiés :
Au niveau de l’occupation de l’espace public : pour qu’ils soient efficaces, le transport en commun et les transports actifs ont besoin de voies de circulation. Un partage plus équitable des routes est nécessaire.